Le projet, Non categorisé

Projet de Développement des espaces patrimoniaux dans les territoires

Notre Compréhension du Sujet 

Le projet « Développement des espaces patrimoniaux dans les territoires / Le château de Lunéville » se penche sur les problématiques actuelles de reconversion du patrimoine. Il est question de mettre en parallèle deux échelles d’analyse : une échelle globale et théorique – les réflexions et modèles de déploiement économique et de gestion des espaces patrimoniaux – et une échelle locale et pratique, Lunéville et son château.

Pour mener à bien cette réflexion, le Centre Michel Serres a réuni une équipe pluridisciplinaire de neuf étudiants sous la conduite de Simon d’Hénin, chef de projet, designer et professeur à l’ENSCI, et Jean-Claude Ruano-Borbalan, professeur au CNAM. Le projet est commandité par le CNAM Lorraine qui souhaite développer ses activités au château de Lunéville et par le département Recherche de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Avec plus de 40 000 Monuments Historiques protégés en France, la question de la valorisation du patrimoine est une préoccupation majeure. D’abord, le patrimoine réunit un ensemble d’éléments significatifs et exemplaires de la culture nationale, perçus comme vestiges d’un passé commun. A  ce titre, certains d’entre eux sont conservés, entretenus et restaurés. Mais cette volonté de préservation représente un coût financier important. Le patrimoine apparaît donc autant comme un atout que comme un poids dont il faut supporter la charge. De ce fait, la perspective de développement économique privilégiée est souvent celle du tourisme et des activités culturelles. Ce positionnement parait logique puisqu’il se propose de respecter la richesse historique attachée au patrimoine.

Cependant, la valorisation d’un espace patrimonial doit-elle seulement s’inscrire dans une démarche culturelle ? L’idéal fondateur de la politique patrimoniale est guidé par l’idée de transmission d’un bien commun et d’ouverture au peuple. L’utilité du patrimoine serait alors de répondre à des exigences de rencontres, de formation et d’apprentissage. Autrement dit, les activités allouées au patrimoine ne peuvent plus seulement se résumer à une simple présentation muséale. Du fait de leur statut de repères historiques, les espaces patrimoniaux sont les plus à même d’être des lieux d’échanges entre personnes, disciplines et domaines d’activités divers. Ils peuvent être ainsi des lieux d’élaboration de projets, tant individuel que commun.

Nos Propositions

Étant donné la diversité des espaces patrimoniaux, leur développement ne peut être réalisé de la même façon. Les outils doivent s’adapter afin de les aider à se réaliser selon leur propre contexte. Le développement est lié à l’attractivité, c’est pour cette raison que nous avons décidé de distinguer les espaces patrimoniaux selon celle-ci: faible, intermédiaire ou forte.

Nous nous sommes concentrés sur les Patrimoines d’Attractivité Intermédiaire. Ces espaces ont souvent une envergure trop importante pour qu’ils soit gérés et pris en charge par un acteur privé. D’autre part, leur influence et leur visibilité n’est pas assez grande pour attirer suffisamment de visiteurs malgré leur valeur historique, architecturale et patrimoniale. Ceci peut être dû à leur situation géographique périphérique ou à une identité morcelée.

Afin de redynamiser ces espaces, nos questionnements se sont focalisés sur la notion de gouvernance inclusive. Elle intègre l’usager et l’ensemble des parties prenantes dans le processus de décision et doit prendre en compte la cohérence des activités avec les aspirations de la population locale. L’objectif est de faire de ces espaces des lieux de vie et non simplement des lieux de découverte temporaires. Nous avons essayé de trouver des réponses à ces enjeux dans la création d’un statut des « Patrimoines d’Attractivité Intermédiaire », qui s’insèrent par l’apport d’un projet, dans un réseau d’entraide et d’échange, le réseau des PAI.