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La rentrée du Centre Michel Serres

Les étudiants et leurs chefs de projet

Le 21 septembre 2015 s’est tenue la rentrée des étudiants des projets d’innovation du Centre Michel Serres. Quatre projets rassemblent 45 étudiants pour un semestre complet dédié à l’innovation de septembre 2015 à février 2016.

Nos quatre projets :
Repenser une offre de services pour les territoires, leurs pôles de compétitivités, leurs clusters d’entreprises
« Développement d’une plateforme de services innovants pour les pôles/clusters et leurs groupements d’entreprises », est un projet porté par FRANCE CLUSTERS. Il a pour mission de :
• Analyser la situation concurrentielle des pôles de compétitivité, des clusters territoriaux, leurs écosystèmes, leur dynamique, mieux cerner leurs besoins ;
• Produire, dans une démarche de co-conception, une offre de services sur les sujets proposés (open innovation, financement participatif, rayonnement international, formation) ;
• Accompagner le changement de modèle économique de l’association FRANCE CLUSTERS par le développement de services dont la plus-value se situe autant dans la qualité de leur production que les bénéfices financiers produits.

Un réseau social collaboratif pour les acteurs de l’innovation
Afin de répondre à un besoin exprimé par BPI France et par un nombre grandissant d’espaces d’innovations, la Fondation des Territoires de Demain a engagé un projet de création de réseau social collaboratif. Il sera destiné à faciliter et à encourager les interactions entre tous les acteurs de l’innovation à l’échelle internationale.
Ces dernières années ont vu émerger une grande diversité de lieux innovants : espaces de co-working, living lab, fab lab, média lab… en même temps qu’une diversification et un éclatement des acteurs de l’innovation.
L’objectif majeur de ce Semestre est de dresser une typologie de ces nouveaux lieux et acteurs, ainsi que de définir les usages d’un réseau social collaboratif pour les acteurs de l’innovation. Ce réseau aura pour but d’encourager et favoriser le décloisonnement des savoirs et des pratiques, une meilleure circulation des connaissances, une meilleure collaboration entre les acteurs ainsi que l’accès aux financements tant publics que privés.

Intégration du transport par câble dans le paysage urbain
Plusieurs agglomérations étrangères ont choisi les transports par câble aérien pour répondre à leurs besoins de déplacements (Medellín, Caracas, Rio de Janeiro, New York, Alger, Constantine, Londres…). Ce mode de transport a montré depuis longtemps sa pertinence dans le champ des transports urbains, dans des contextes différents : franchissement, outil touristique, mode de transport à part entière. Depuis quelques années, le sujet des transports par câble en milieu urbain prend de l’ampleur en France avec notamment la prochaine inauguration du projet brestois et le projet en cours d’étude entre Créteil et Villeneuve St Georges en Ile-de-France, financé par la Région IDF et le Département du Val-de-Marne, piloté par le Syndicat de Transport d’Ile-de-France. Du point de vue urbain, ce mode de transport permet de reconnecter des territoires enclavés et de valoriser des fonciers délaissés. Il apparait également comme un possible outil de marketing urbain, valorisable et valorisant pour les territoires traversés au même titre que de grands équipements. Cependant, les acceptabilités sociale et urbaine constituent des freins forts au développement de ce mode en France alors que le transport par câble apparaît comme une solution intéressante et performante. « L’impact visuel constitue ainsi un élément déterminant des débats publics suscités par un projet de transport par câble en milieu urbain. Deux problématiques doivent être distinguées en la matière :
– l’impact lié à la perception visuelle, esthétique, des câbles, des pylônes, des cabines et des stations dans l’espace urbain, par nature très présents, puisque situés en hauteur. La recherche des solutions les plus adaptées aux enjeux identifiés dans ce domaine passe par un travail sur l’architecture des stations, des pylônes ou le design des cabines ;
– le sentiment d’intrusion ressenti par les riverains dont l’espace privé se retrouve dans le champ visuel des usagers du système de transport par câble, ce sentiment étant susceptible d’être associé à une qualité de vie altérée. » Source STRMTG-CEREMA Transports par câbles aériens en milieu urbain et périurbain : quel domaine de pertinence en France ?

Préfiguration du Quartier Universitaire International du Grand Paris : inventer une nouvelle expérience de vie étudiante
Afin de renforcer l’attractivité universitaire internationale de la France, l’Etablissement Public d’Aménagement Plaine de France s’est vu confier une mission de préfiguration d’un lieu de vie atypique et innovant : le Quartier Universitaire International du Grand Paris (QUIGP), qui s’implantera sur la Plaine Saint-Denis et dans le nord parisien. Dédié prioritairement aux étudiants et chercheurs en mobilité internationale, ce lieu de vie proposera dès 2020 une expérience de vie inédite à ses résidents. Dans le Quartier Universitaire International, les étudiants du monde habiteront un territoire accueillant des habitants et des étudiants de toutes les nationalités, au cœur du Grand Paris.
En 2011, le rapport Larrouturou « Pour rénover l’enseignement supérieur parisien» préconise la construction d’une deuxième Cité Universitaire Internationale en Ile-de-France, afin d‘améliorer les conditions d’accueil des étudiants en mobilité. La Plaine Saint-Denis, située au cœur de la métropole et lieu d’implantation du futur Campus Condorcet se présente d’emblée comme un territoire à même de répondre aux ambitions de ce projet. Une mission exploratoire puis une étude de faisabilité pilotées par l’EPA Plaine de France ont démontré l’opportunité d’une telle démarche, fondée sur la réciprocité entre un territoire et un grand projet urbain. Le QUIGP est aujourd’hui soutenu par une quarantaine de partenaires, dont l’Etat et les collectivités locales. Fort de ce portage politique, l’EPA conduit depuis janvier 2015 une mission de préfiguration pour permettre aux premières résidences de voir le jour en 2020.
Le QUIGP sera vecteur de développement pour ce territoire en pleine mutation, auquel il apportera de nouveaux équipements. Réciproquement, le nord parisien et l’agglomération Plaine Commune, riches d’une grande diversité culturelle et fortement spécialisés dans l’économie de la culture et de la création, conféreront au projet une identité originale, fondée sur l’hospitalité, la rencontre entre les cultures et l’innovation.